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L’histoire de la TAT

 

 (comment j’en suis venue à la TAT) 

 

Dans ma vie personnelle et professionnelle de praticienne en M.T.C., je me suis souvent demandé comment m’extirper ou extirper un patient de l’influence négative d’événements du passé. Même avec beaucoup de thérapies, de méditations ou d’autres sortes de soins, certains problèmes semblent ne jamais trouver de solution définitives.

 

Je ne prétendrais pas avoir résolu cette question grâce à un travail assidu. Le TAT me vint un jour, après une sieste dans mon cabinet. Je m’éveillais en pensant à un point d’acupuncture particulier et comment il pouvait être utilisé pour guérir quelqu’un dans l’intégralité de son système.

 

A cette époque, je m’étais spécialisée dans les allergies, combinant acupressure et acupuncture (d’après les méthodes du Dr. Devi Nambudripad. À Buena Park en Californie). Le point d’acupuncture en question c’est le 1 du méridien de la vessie (UB1 en anglais) ou "yeux lumineux" en chinois.

 

J’ai tout de suite ajouté ce point à mon traitement sur les patients allergiques avec d’excellents résultats. Quelques mois plus tard, un nouveau patient me dit, "Mon maître en T’ai Chi m’a conseillé d’utiliser ce point ainsi que cet autre pour les migraines et divers problèmes". Ma ‘vision’ reposait sur ma formation et mon expérience d’acupunctrice, mais cette simple confirmation de ma propre expérience signifia beaucoup pour moi. J’ajoutai donc le troisième point mentionné par le maître T’ai Chi.

 

Après quelques mois encore, je méditais avec une certaine satisfaction sur le fait que la zone occipital du cerveau correspond au centre de la vision et que le point que j’utilisais dans mon traitement était en relation avec la vision. Je pensai que, peut-être, si j’incluais le centre cervical de la vision dans le soin, l’effet de celui-ci en serait augmenté. C’est ce qui se passa. Tout le protocole compliqué du traitement des allergies (mélanger un allergène à d’autres substances pour effectuer un nettoyage complet) devient inutile ; il suffisait de placer la main sur la zone occipitale de la tête. La guérison était bien meilleure et avec moins d’étapes.

 

Ce que j’ai trouvé en utilisant le TAT va au delà de ce que j’ai appris dans ma formation professionnelle. En pratiquant ma propre acupuncture, j’ai découvert que nos corps, pas seulement nos esprits, ont des mémoires ; pas seulement nos mémoires mais les mémoires de nos ancêtres.

 

Si nous réfléchissons un peu à cela, il devient clair que nos corps proviennent des corps de nos parents – nous leur ressemblons et nous avons souvent les mêmes problèmes de santé. Plus encore, les corps de nos parents sont issus des corps de leurs parents qui sont issus des corps de leurs parents et ainsi de suite sur un long chemin à rebours.

 

La couleur de vos cheveux et de vos yeux, la forme de vos mains et de vos pieds, votre structure osseuse et certains problèmes de santé sont l’héritage de vos ancêtres proches ou lointains.

 

Comme un constructeur d’automobiles crée les nouveaux modèles sur la base d’une longue série de maquettes précédentes, sans réinventer la roue vous êtes le dernier modèle de votre généalogie.

 

Je dis, une fois de plus, que je ne suis pas arrivée à cette conclusion par l’étude et la réflexion mais par l’expérience clinique.

 

Par exemple : je travaillais sur une patiente allergique à la poussière. Au cours d’un soin, je ‘vis’, disons psychiquement, un fermier poussant une charrue et respirant une copieuse dose de poussière. De gros nuages de poussières s’élevaient tout autour de lui comme il poussait sa charrue. Sans mentionner la scène que je voyais, je parlais avec ma patiente de la poussière de la terre où elle vivait. Au cours de la conversation, elle me révéla descendre d’une longue lignée de fermiers allemands.

 

Ce que son corps me disait c’est ce que j’appellerais l’histoire cellulaire de sa vie actuelle dans ce corps. Nos corps ont des histoires vivantes que l’on pourrait nommer mémoires cellulaires - quand un ancêtre a fait une expérience traumatique, on dirait que la mémoire en a été conservée et qu’elle est descendue jusqu’a un niveau cellulaire.

 

Je fus poussée à explorer plus profondément la mémoire cellulaire quand je travaillais avec une patente qui, au début de la trentaine, avait vécu neuf accidents de la route dont elle n’était pas responsable.

 

Elle avait eu une commotion cérébrale et d’autres traumas importants de la tête. Elle souffrait constamment de la nuque et de maux de tête à raison de deux migraines par semaine. Je ‘visualisais’ un garçon d’environ huit ans. Il était dans une cabane à la montagne, avec son père. Un montagnard dément fit irruption. Il tua le père en lui fracassant le crâne. Quand je lui relatai la scène, ma patiente garda le silence quelques instants puis elle me raconta que son père s’était brisé la tête en tombant et qu’elle avait été là quand ça s’était produit. Elle rapporta tout ceci à ses sœurs qui lui dirent connaître deux hommes de la famille morts assassinés, la tête fracassée. Elles parlèrent aussi du fait que leurs jeunes enfants avaient déjà subi un nombre démesuré de commotions et de chocs à la tête au cours de leur croissance.

 

J’ai commencé à réaliser que j’avais reçu le don de voir l’histoire des cellules d’un corps humain, ainsi qu’un moyen de guérir les traumas transmis de génération en génération : le TAT.

 

Ces dernières années, en travaillant avec beaucoup d’amis et de patients, j’ai appris que, quand l’histoire de ces cellules est entendue, elles libèrent le trauma stocké qu’elles retenaient. Elles peuvent alors reprendre leur place dans l‘organisme dont elles font partie et retrouver le cours de la vie.

 

Pour pratiquer le TAT on n’a pas besoin d’avoir une vision consciente ou psychique de ce qui s’est produit. La pose du TAT jointe à la focalisation sur le trauma crée une connexion entre la mémoire des cellules et la fonction visuelle. On "re-voir" le trauma et il est intégré avec rapidité.

Produits TAT en français